Le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu ce lundi à Kaolack pour faire le point sur la campagne de commercialisation de l’arachide. Il a profité de cette occasion pour défendre l’action gouvernementale tout en reconnaissant des difficultés dans la collecte.
Lors de sa visite dans cette région stratégique pour la filière arachidière, le chef du gouvernement a tenu à souligner l’engagement financier de l’État en faveur de cette culture emblématique: « Nous avons décaissé 130 milliards, avec une subvention de l’engrais organique de qualité qui a fait ses résultats », a-t-il déclaré, appelant à ne pas minimiser les investissements consentis.
Ousmane Sonko a mis en avant les résultats obtenus lors de cette campagne, avec une production dépassant les 960 000 tonnes. « Il faut féliciter l’État pour avoir fait ces efforts en une année et demie », a-t-il affirmé. D’après Ousmane Sonko, il faut replacer ces chiffres dans leur contexte. Le Premier ministre a également rappelé que la filière arachide bénéficie d’un traitement privilégié comparé à d’autres secteurs agricoles du pays qui ne reçoivent pas de subventions similaires.
Si le chef du gouvernement a défendu le bilan productif, il n’a pas éludé les problèmes rencontrés lors de la phase de commercialisation. « Nous reconnaissons qu’il y a des problèmes. L’État a sa part de responsabilité », a-t-il admis avec franchise. La situation à Kaolack illustre ces difficultés : sur les 147 points de collecte autorisés dans la région, seuls 24 ou 25 sont actuellement opérationnels. Un dysfonctionnement que le Premier ministre juge inacceptable et qui pénalise directement les producteurs.
Face à ces constats, Ousmane Sonko a donné des instructions claires au ministre de l’Industrie et du Commerce. « Je vous instruis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire appliquer les décisions précises en conseil interministériel sur la commercialisation de l’arachide », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de garantir que seuls les collecteurs remplissant les critères requis soient autorisés à exercer, afin d’assurer un meilleur fonctionnement du système de collecte et de commercialisation.

