Après le rejet de la loi criminalisant l’homosexualité par les députés de la majorité, le président du groupe parlementaire BBY, Aymerou Gningue, note que « les éléments de la proposition de loi pour la criminalisation de l’homosexualité sont déjà pris en charge dans notre corpus juridique », a-t-il révélé dans un communiqué publié ce samedi 25 décembre. Selon lui, la « législation du Sénégal qui date de 1966 donc depuis 65 ans est claire et nette à ce sujet, il n’est point besoin d’y ajouter ou d’en retirer une virgule ».
Suffisant pour faire réagir le vice-président de l’ONG Jamra, Mame Mactar Guèye, un des initiateurs du texte. « Nous allons refaire le tour des 45 départements. Certainement, dans les heures qui suivent le directoire de la plateforme And Samm Jikko Yi, va convoquer une réunion d’urgence. Nous n’excluons pas d’aller revoir les mêmes khalifes généraux qui avaient signé pour cautionner la proposition de loi et leur dire que ce groupe parlementaire a dit qu’il n’est pas d’accord », a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, Mame Mactar Guèye dit ne pas être surpris par la réaction des députés de la majorité.
Pour rappel, les initiateurs de la proposition de loi souhaitent la modification de l’article 319-3 du Code pénal, en remplaçant le terme “actes contre nature” par lesbianisme, homosexualité, bisexualité, transsexualité, intersexualité, zoophilie, nécrophilie et autres pratiques assimilés.
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