La sortie du directeur de cabinet du président de la République, invitant l’opposition au respect des institutions de la république devrait commencer par lui-même et surtout par le respect de la constitution qui énonce clairement la limitation des mandats du chef de l’Etat. Ses leçons sur la République et le respect des institutions trahissent ses intentions malignes, maladroites, irrespectueuses et incohérentes. Noo Lank l’invite à ranger sa théorie fumeuse.
L’intérêt du collectif sur sa sortie, tient à la nature de la position qu’il occupe dans l’appareil d’Etat. En effet, au-delà de sa simple personne, il est le directeur de cabinet du président de la République, malgré qu’il n’en ait pas le grade. A ce titre, ses déclarations doivent être prises au sérieux. Considéré comme le maitre à penser des coups politiques de Macky Sall, ses sorties méritent aussi d’être considérées surtout lorsqu’ il risque de nous mener vers des jours sanglants. En présentant les élections locales comme l’acte de légitimation d’un troisième mandat, il théorise en réalité un coup d’Etat constitutionnel et porte atteinte à la sureté de l’Etat. En effet, quel que soit la méthode, par la force des armes ou par le forcing de la constitution, la prise de pouvoir qui va à l’encontre des dispositions de la constitution, est un coup d’Etat.
Que le directeur de cabinet du président de la République s’évertue à théoriser ce forcing, c’est inviter les acteurs politiques et militaires qui y sont opposés à théoriser et préparer des maintenant un contre coup d’Etat comme en Guinée, ou au Mali. En effet, il est maintenant clair dans notre sous-région que les forcings constitutionnels de 3ème mandat doivent être opposés et rectifiés par tout moyen nécessaire, incluant les coups d’Etat civils ou militaires.
Lorsque donc un directeur de cabinet ou toute autre autorité proche du chef de l’Etat, théorise publiquement un troisième mandat illégal, ainsi que ses conditions et modalités pour y parvenir, alors il devient légitime et même relève du devoir pour tout patriote ou militaire républicain de commencer à s’organiser pour préparer un contre coup d’Etat, par toute parole, action et mesure nécessaire.
Des lors, le directeur de cabinet du président de la République et le président de la République qui devrait être le premier à proscrire un tel discours doivent solennellement être avertis. Le discours de justification d’un troisième mandat illégal est une atteinte à la sureté de l’Etat, un complot contre le peuple et la constitution. Il n’est en rien différent d’un discours visant à justifier, organiser, comploter un coup d’Etat avec des armes, par la violence et en tuant des citoyens. Puisque dans la réalité, c’est cela le chemin d’un troisième mandat ; du sang, du sang et encore du sang des citoyens.
Le départ du président Macky Sall à la fin de son mandat ne vaut pas la mort d’un seul sénégalais. Les sacrifices vécus par les sénégalais en 2012 servent largement de leçons. Ceux qui sont morts ne sont pas morts pour rien. Leurs sacrifices doivent nous en éviter d’autres. Sachant les morts qui seront causées par le forcing d’un troisième mandat, le théoriser, l’encourager, le motiver, le susciter sont des actes criminels qui doivent exposer leurs auteurs à des poursuites et condamnations puisqu’ils provoquent la division et la mort de citoyens.
Par conséquent, le collectif invite le chef de l’Etat à sonner la fin de la récréation sur cette question sérieuse. Il ne fera pas un autre mandat. Ainsi en a décidé la constitution du peuple sénégalais. Noo Lank se tient prêt à l’accompagner pour une transition pacifique et democratique qui le placera sur le même piedestal que ses predecesseurs.
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